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Périmètre de la MEL: quand les déchets continuent de faire… un carton !

06/02/2024

Un regard avisé (que chacun peut avoir) permet de constater que de nombreux progrès restent encore à accomplir pour obtenir une réduction significative du tonnage des déchets et ce en particulier concernant les ordures ménagères résiduelles (OMR).Une nouvelle étude rendue publique par l’agence de l’environnement et de la maitrise de l’énergie (ADEME) rappelle les bienfaits d’un passage à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères INCITATIVE (TEOMI) que la plupart des élus (y compris celles et ceux siégeant à la MEL) tentent de toujours d’éviter… faute d’arguments  sur fonds d’attitude strictement électoraliste (surtout ne pas bousculer l’électeur …!).

https://www.banquedesterritoires.fr/collecte-et-traitement-des-dechets-lademe-plaide-pour-un-changement-de-modele

 

BAV verre pleine janvier 2024.jpg

Pourtant  et ce depuis près de 40 ans, la part des déchets ménagers chez les particuliers a été multipliée par DEUX (246 kg/an/habitant) et l’explosion du e-commerce  n’a pas arrangé la situation avec la multiplication des emballages en carton qui ne font toujours pas l’objet d’une consignation (retour à l’expéditeur) et encore moins de celle d’une collecte spécifique puisque les collectivités n’ont pas l’obligation de répondre  à cette nouvelle donne (contestable au demeurant puisque les cartons sont revendus).Du côté des bons élèves (celles et ceux qui sont passés à la TEOMI),ce sont environ 200 collectivités à l’échelle de l’hexagone (soit environ 6,6 millions d’habitants sur une population  estimée à 68 millions d’habitants selon l’INSEE) qui ont osé faire le pas de la responsabilisation face à la problématique des déchets. Si parfois l’opération s’est soldée par quelques grincements de dents (surtout en début d’opération), les résultats révélés par l’ADEME mettent en avant le caractère positif du changement opéré. La part des OMR a diminué de 30% tandis que celles des matières recyclables (verre, papier, plastiques, aluminium,…) a sensiblement augmenté (+9%) avec un passage de 82 à 105 kg/an/habitant. Par effet domino, les coûts de traitement ont diminué de 18% (passant de 99,2€ à 81,8€/an/habitant) tandis que les apports en déchèterie augmentaient de 15% (dont les coûts d’exploitation sont inférieurs à ceux du porte à porte). Même l’augmentation des dépôts sauvages a été intégrée dans l’étude de l’ADEME (malheureusement et inévitablement en hausse) mais paradoxalement n’entravant pas la performance de la nouvelle organisation.

Au final, la diminution des tonnages d’OMR a engendré une baisse des coûts de la collecte puisque moins de déchets collectés engendre moins de ramasses. De son côté, la MEL est toujours engagée dans un programme de réduction du volume de ses déchets mais reposant avant tout sur la sensibilisation des concitoyens et ce dans un contexte de retards à l’allumage dans le déploiement des bennes d’apport volontaires (BAV) et une exploitation parfois chaotique dans leur enlèvement comme en témoignent certains spectacles affligeants (voir photo prise quelque part sur le périmètre de la MEL il y a quelques jours).                                                                      Quant aux matières organiques (environ un tiers de nos déchets) et alors que la législation oblige depuis le 1er janvier 2024 les collectivités à mettre en place un traitement spécifique (dès 2010, la Loi dite Grenelle 2 instaurait une collecte de ces matières depuis complétée par celle dite anti gaspillage de 2020), que de retards constatés ! 

Nombre de concitoyens n’ont toujours pas accès à un mode de collecte dédié aux fermentescibles (épluchures, marc de café, …) et la marche forcée s’impose quitte à bousculer les (mauvaises) habitudes !

Bref et faute d’anticipation suffisante, les précieuses matières organiques (qui pourraient contribuer à enrichir les sols en lieu et place des engrais d’origine fossile fortement polluants) finissent encore dans l’incinérateur (qui ne les apprécie pas car riches en eau) voire à l’enfouissement (au risque de se transformer en un puissant gaz à effet de serre dénommé méthane). 

BC. Commission environnement   

Icon Comment mieux traiter ses déchets (1,3 MB)

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