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l'éditorial

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D’échecs en échecs…

Depuis le Grenelle de l'environnement fin 2007, qui avait fixé un objectif de réduction de 50% de l'usage des pesticides de synthèse en 10 ans, les deux plans successifs mis en oeuvre, Ecophyto 1 et 2, ont été des échecs...

L'utilisation des pesticides dans l'agriculture française n'a pas baissé, au contraire, malgré les politiques publiques liées aux plans Ecophyto, censées réduire leur usage, Malgré 400 millions  d'euros de fonds publics mobilisés en 2018. L’utilisation des produits phytosanitaires a même progressé de 21% en 2018.

En dépit de ces actions et de la mobilisation de fonds publics  plusieurs travaux d'évaluation ont dressé un bilan réservé de l'action menée. Les effets des plans Écophyto demeurent très en deçà des objectifs fixés.

Rappelons que l’objectif initial de diminution du recours aux produits phytopharmaceutiques de 50 % en dix ans, reporté en 2016 à l’échéance 2025 et confirmé en avril 2019, assorti d’un objectif intermédiaire de -25 % en 2020, est loin d’être atteint: l’utilisation des produits mesurée par l’indicateur NODU (nombre de doses unités) a, au contraire, progressé de 12 % entre 2009 et 2016, ce qui reflète la lente évolution du modèle agricole.

Vive le plan Ecophyto 2 +

Puisque les plans écophyto 1 et 2 sont des échecs on a sorti de la boite magique le plan écophyto 2+ qui devrait apporter une nouvelle impulsion pour atteindre l’objectif de réduire les usages de produits phytopharmaceutiques de 50% d'ici 2025 et de sortir du glyphosate d'ici fin 2020 pour les principaux usages et au plus tard d'ici 2022 pour l'ensemble des usages.

Mais, le veulent-ils vraiment ? En dépit de l’attente forte des consommateurs pour préserver leur santé et la biodiversité, le veulent-ils vraiment quand on entend les réactions du monde agricole protester à l’application d’une zone de non traitement visant à respecter des distances de sécurité d’un champ traité aux habitations ?

Comment peut-on opposer rentabilité et santé publique !

R.B.

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