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Une transition énergétique… Pour quoi faire ?

24/03/2013

Depuis quelques mois, le sujet n'anime plus les foules mais pourtant...

Sans elle notre quotidien ne serait pas !
Sans elle nous n'aurions pas atteint le niveau de confort et d'espérance de vie actuel !


Nous parlerons aujourd'hui de l'énergie…


Pourquoi en parler aujourd'hui ?


Car notre dépendance aux importations est toujours aussi forte !
Car notre facture énergétique tient une place croissante dans notre économie !
Car la demande mondiale est de plus en plus forte !
Car l'instabilité géopolitique dans nombre de pays producteurs est grande !
Car les prix sont de plus en plus volatiles !
Car il nous faut penser à rénover nos infrastructures !
Car il en va de l'avenir de nos budgets familiaux et de la pérennité de notre économie !


Les « services énergétiques » sont constitués par la chaleur (chauffage, cuisson et usages industriels), la mobilité (personnes et marchandises) et l'électricité spécifique (éclairage, électroménager, bureautique).
Dans le « paysage énergétique » actuel et par ordre décroissant c'est la chaleur qui représente la part prépondérante (50%), suivie de la mobilité (35%) et de l'électricité spécifique (15%).
La fourniture énergétique est assurée par les produits fossiles (pétrole, gaz, charbon et uranium) et les énergies renouvelables (hydraulique, biomasse, éolien, solaire, géothermie...)
L’évolution de notre consommation a été guidée par des facteurs démographiques, économiques et sociaux.


La population française a augmenté.
La place de l'énergie est devenue prépondérante dans notre quotidien.
En contrepartie, l'efficacité énergétique s'est améliorée mais ...
La « chasse au gaspi » issue du premier choc pétrolier de 1973 mais également la désindustrialisation ont conduit a une baisse relative de nos consommations par habitant mais avec des disparités fortes : stabilité des besoins de l'agriculture, baisse des besoins de l'industrie mais augmentation notable dans le résidentiel-tertiaire et surtout dans les transports !


Au lendemain de la 2ème guerre mondiale, les grands groupes énergétiques sont nationalisés (EDF, GDF, Charbonnages de France) afin d'accompagner la reconstruction nationale. Le conflit du Canal de Suez (1956) et le 1er choc pétrolier de 1973 vont conduire une poignée d'hommes politiques français à lancer le programme électronucléaire mais sans débat à l'assemblée nationale !
La place de l'électricité, en particulier nucléaire, va s'affirmer dans notre quotidien en marginalisant grandement les combustibles fossiles (charbon, pétrole et gaz naturel) mais...


Le résultat en est la part croissante et inédite (dans le monde !) du chauffage électrique dans le quart du bâti actuel, soit la moitié du chauffage électrique européen ! Néanmoins il convient relativiser ces chiffres car l'électricité ne représente « que » 22% du bouquet énergétique actuel (75/80% nucléaire, soit 18% du paysage total suivie des fossiles pour 2% et des Enr avec 2%).


Par ordre décroissant : l'omniprésent pétrole avec 46%, le gaz avec 20%, l'électricité nucléaire avec 18%, les énergies renouvelables avec 9%, le charbon avec 3%.


C’est simple, en dehors des Enr, tout est fossile et importé !


La facture énergétique a été multipliée par 6 en 40 ans et ce malgré le nucléaire !
En 2011 cette facture s'élevait à 61 milliards sur un solde commercial négatif de 69 milliards d'euros soit 90% de « l'ardoise » !
En plus simple, chaque fois que nous consommons des produits fossiles (pétrole, gaz, uranium, charbon) ... nous nous appauvrissons !


C’est sans compter sur la nécessaire modernisation du parc de production et de transport (les réseaux) !


Rien que pour l'électricité et selon la commission d'enquête du sénat, la hausse des prix devrait atteindre 50% d'ici 2020 !


Les enjeux environnementaux sont forts avec une trajectoire insoutenable liée à la raréfaction des ressources, les pics de production annoncés, le changement climatique, les pollutions, les risques technologiques, les impacts sanitaires et économiques.  Notre dépendance aux énergies fossiles dépasse les 80% et de nombreuses incertitudes planent sur les réserves prouvées. Au rythme actuel et au vu des connaissances, ces réserves sont estimées à 40/60 ans pour le pétrole, 70 ans pour le gaz naturel, deux siècles pour le charbon, 30/60 ans pour le minerai d'uranium... (Estimation agence internationale de l'énergie atomique). Les pics de production seraient estimés à l'horizon 2015/2025 pour le pétrole, 2025/2045 pour le gaz naturel, 2100 pour le charbon. L’extraction des combustibles « non conventionnels » (pétrole et gaz de schistes) ne modifierait en rien le tendanciel de long terme ! La consommation mondiale d'énergie finale devrait croitre de 50% d'ici 2050 selon l'agence internationale de l'énergie (AIE) et conduire à de fortes tensions conduisant à une hausse des prix à un ralentissement, voire à une récession économique !


Les effets du changement climatique ne peuvent être occultés. Le 20eme siècle a vu la température moyenne du globe augmenter de 0,74°. Les Nations Unies recommandent une augmentation maximale de 2° avec pour objectif une diminution de nos émissions de gaz à effet de serrre de 50% sur la base de 1990 à l'horizon ... 2050.
Nos emissions françaises de co2 sont estimées à 5,5t/an/habitant contre 7,3t/an/européen mais nous sommes loin de l'objectif à atteindre.


Cette transition énergétique ne sera possible que selon le triptyque sobriété énergétique (agir sur les besoins) efficacité énergétique (maitriser la consommation) et le développement des énergies renouvelables (Enr).
La maîtrise de nos consommations a pour avantages un allégement des factures énergétiques et un amortissement des inévitables augmentations à venir.


Être raisonnables individuellement et collectivement ! Voila l'objectif que nous devons atteindre !


Quant à l'efficacité de notre production énergétique, il existe des marges d'amélioration !
En effet, 35% de cette énergie est perdue avant son usage final !
Quant au développement des Enr, l'intérêt réside dans une réduction de la place du nucléaire à l'horizon 2025 et une moindre dépendance énergétique.


La production d'électricité (hydraulique, éolien, photovoltaïque...), la production de chaleur (géothermie, solaire thermique,...), les combustibles et carburants issus de la biomasse (bois, biogaz,...) sont possibles avec les Enr.
De nouvelles énergies peuvent être obtenues par les océans.
N’oublions pas que l'hydraulique pèse 10% de notre électricité nationale et que le bois énergie constitue 6% de notre énergie finale (celle que nous consommons).
Les options à lever ne doivent pas occulter la place des énergies dites dominantes actuelles que sont le pétrole, le gaz et le nucléaire.


Pourra-t-on un jour avoir recours aux fossiles « non conventionnels » ?
Pourra-t-on un jour assurer la séquestration du co2 ?
Pourra-t-on continuer à prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires actuels ou les remplacer ?


Tous ces enjeux sont d'abord d'ordre sociétaux car engageant nos modes de consommation et de production.


L’acceptabilité devra être le préalable avec des priorités sur le court et le moyen terme.
Un exemple : le prix de l'énergie !


Cela implique la prise en compte de dimensions économiques mais également de solidarité entre les territoires avec une transparence et une efficacité renforcée des pouvoirs publics dans le déterminant prix.


En conclusion, quels choix pour les investissements de demain ?
Quelles mesures fiscales, tarifaires, réglementaires, incitatives, de sensibilisation seront les plus à même d'accompagner ce changement majeur pour notre société ?


De ces nombreux critères, notre avenir ainsi que celui des générations à venir en dépendra !
Alors donnez vos idées sur la transition énergétique ! Présentez vos initiatives !


Cliquez sur le lien : http://www.transition-energetique.gouv.fr/contribuer moyennant préalablement une inscription en ligne et la création d'un code d'accès personnalisé.


Aux actes citoyens !


BC- Ufc Que-Choisir Lille - Commission environnement - Région Nord / Pas-de-Calais

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