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La sale cuisine des industriels...

08/03/2013

Arrêtez de nous faire avaler n’importe quoi !

Les pratiques des différentes filières des plats cuisinés sont petit à petit mises à nu lors des enquêtes des services sanitaires. Outre la présence, intolérable, de viande de cheval dans des plats cuisinés pur bœuf, c’est tout le dispositif actuel de contrôle et de sanctions qu’il convient de réformer pour une meilleure protection du consommateur.

 

Dans cette chaîne aux multiples maillons, lesquels ont été complices de cette vaste fraude ?

 

C’est ce que l’enquête diligentée par les ministères de l’Économie (dont dépend la Direction des fraudes) et celui de l’Agriculture (qui chapeaute les services vétérinaires) devra déterminer.

 

Mais aujourd’hui, on constate que le dispositif actuel de contrôle et de sanctions n’a pas empêché une fraude aussi grossière. Il est vrai que les pénalités en cas de tromperie sont légères : une personne physique risque au plus 2 ans de prison et 37 500 € d’amende, une personne morale 187 500 €. Or le profit est estimé dans cette affaire à 550 000 €. Benoît Hamon juge nécessaire d’augmenter le montant des sanctions pour les rendre plus dissuasives. Mais il faudra multiplier les interventions des services de contrôles. C’est prévu en 2013 avec une mise sous surveillance de la filière viande.

 

Et après ?

 

Inutile de prévoir des pénalités plus lourdes si les contrôleurs désertent les entreprises. Leurs effectifs ont baissé de 20 % ces cinq dernières années pour les services des fraudes, de 11 % pour les vétérinaires. Cette affaire montre s’il en était besoin que les autocontrôles confiés aux opérateurs ne peuvent en aucun cas justifier un désengagement de l’État dans un domaine aussi sensible que celui de l’alimentation.

 

Et pour suivre, on nous annonce le retour des farines animales !

 

La commission européenne a jugé bon d’autoriser a partir du 1er juin prochain que l’on nourrisse à nouveau les poissons d’élevage avec des farines animales. En attendant de légaliser ces ingrédients pour le porc et la volaille ! Faut-il réveiller le spectre du désastre sanitaire de la vache folle en 1996 qui a conduit à l’interdiction des farines animales pour que les apprentis sorciers prennent conscience que les consommateurs ne veulent pas consommer de la viande d’animaux nourris avec ces farines animales.

 

Quelle sera la prochaine filière agro alimentaire à crier « au secours » quand les consommateurs se détourneront de leurs produits, il sera alors trop tard, ils ne pourront pas dire qu’ils ignoraient les conséquences de leurs choix.

 

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