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Enfants du Bangladesh

A propos de la catastrophe de Dacca au Bangladesh en avril 2013...

21/10/2013

1200 morts... combien de blessés... ? dans l’effondrement d’un atelier / usine textile...

Sachant que 80 % des produits textiles fabriqués au Bangladesh sont destinés à l’Europe (pour la grande distribution comme pour des marques plus prestigieuses) la catastrophe survenue au printemps dernier dans ce pays nous concerne bon gré mal gré : c’est bien nous qui, en bout de chaine, en somme les consommateurs. Or la consommation, c’est notre affaire !

Certes, considérés individuellement, les consommateurs peuvent se sentir impuissants,  « passifs » mais collectivement, réunis en association, adhérents de « QUE CHOISIR » ils deviennent des citoyens « actifs », lucides et responsables qui représentent une force capable de se faire entendre et de changer les choses.

Ce drame a mis en lumière des pratiques abominables dont on sait qu‘elles n’existent pas seulement au Bangladesh. Il suscite des questions des réflexions dont la commission enquête se fait ici le porte-parole.

En ce qui concerne les prix :

- Qu’est ce qui justifie la course au prix toujours plus bas ? jusqu’où les prix baisseront ils ? Le prix le plus bas est il vraiment le juste prix ? Que devient le souci de la qualité ?

- Que faire de tous ces articles qui, a peine achetés, sont dévalués ?

- En avons-nous d’ailleurs réellement besoin ? Voulons-nous d’une société du prêt-à-jeter qui a bien du mal à se débarrasser de ses déchets ou même de les recycler ?

- Est-ce notre intérêt de succomber si vite à la tentation d’acheter, sous prétexte de prix affriolants ?

Voulons-nous d’une société ou « baisser les coûts » « faire jouer la concurrence » (dogme fondamental du commerce mondialisé) est non une vertu mais une arme, une arme féroce ?

Le drame de Dacca a remis en lumière la situation effroyable dans laquelle vivent et travaillent des millions d’ouvriers, les « forçats du textile » selon l’expression d’Agnès B. invitée de l’émission Capital du 8 septembre 2013.

Si nous ne sommes pas directement des agents de l’exploitation de ces malheureux, il faut savoir que nous en sommes la caution : c’est bien « parce qu’il y a des pauvres chez nous, qu’il faut produire à bas coûts » comme si la misère ici justifierait la misère là-bas, comme si la misère là-bas empêchait la misère ici ! On a connu ce refrain dans les siècles passés, pour justifier l’esclavage : « le sucre coûterait trop cher si on ne faisait cultiver la plante qui le produit par des esclaves » …. Depuis Montesquieu on croyait être délivré de ce chantage !

En revanche il est clair que toute cette misère fait la fortune de quelques uns : par exemple, dit l’Expansion de Mai 2013 (p. 19), celle d’Armando Ortega, créateur de Zara, dont les 44 milliards équivalent à la richesse moyenne de 240 000 foyers espagnols ….

Qui peut continuer à être dupe de ce marché ?

L’association « QUE CHOISIR » réunit des hommes et des femmes qui se sentent concernés par les affaires du monde et le sort de leurs semblables et qui, en tant qu’acteurs à part entière de l’économie, constituent un ressort, économique, puissant.

Dans l’action collective (c’est le sens de notre adhésion) elle représente une force capable de faire bouger les choses, en faisant entendre sa voix, en exerçant à l’instar d’autres instances, humanitaires ou associatives, une pression sur l’opinion et sur les « décideurs ». Encore faut-il que nous en ayons tous une conscience claire et la volonté. Le fatalisme ne serait que la lâcheté. Sachons que, sournoisement, s’introduisent dans notre pays sous l’égide de grands groupes (par exemple AMAZON) des pratiques dont nous ont  délivrés les luttes des générations passées et sur lesquelles nous devrions bien nous pencher.

La commission « Enquêtes AL 593-Lille »

 

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