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Assemblée Générale 2019 - Activité 2018

05/06/2019

Notre Association, l’ UFC – Que Choisir est, parmi d’autres, un des nombreux acteurs intermédiaires de la société civile dont on dit souvent qu’ils sont un maillon indispensable de la démocratie : un acteur qui rend un service de proximité à 150 000 citoyens/consommateurs par an dans tous les territoires, donc dans la Métropole Lilloise qui produit de l’information, défend les consommateurs, active des débats, avance des propositions… un acteur qui fait de la politique, en somme : une politique d’expertise rigoureuse, alliant idéalisme et pragmatisme.

Toute la politique de l’UFC-Que Choisir repose sur la volonté que le consommateur soit maître de ses choix, maîtrise qui conditionne sa qualité de vie, active le jeu concurrentiel sur les marchés et oriente les stratégies et les pratiques des entreprises. Et cette politique s’avère payante !

Les combats fédérateurs de l’UFC Que choisir, en matière de santé, environnement, finances, logement, alimentation, énergie, télécommunications ont souvent permis d’obtenir des victoires retentissantes pour les consommateurs.

La crédibilité de l’association est ainsi renforcée auprès des professionnels comme des consommateurs qui prennent conscience qu’en se regroupant, en se fédérant autour d’associations fortes, les choses peuvent changer.

Le pouvoir de régulation des consommateurs et de leur groupement, trop longtemps méconnu ou contesté, est donc aujourd’hui enfin reconnu par les professionnels et les médias. Mais, s’agissant des politiques, d’importants progrès doivent encore être accomplis. 

La classe politique toute entière n’a jamais, au delà d’une reconnaissance de convenance ou teintée d’opportunisme, voulu reconnaître le rôle politique du consumérisme. Mieux, la classe politique a minutieusement miné le mouvement consumériste dans l’étouffoir d’instances aussi inefficaces qu’inaudibles, et par la dilution de son mouvement en dix-huit organisations nationales agréées, d’origine syndicale, familiale et autres.

L’UFC-Que choisir n’a rien à gagner à être la première force d’un mouvement affaibli par un émiettement excessif. Ce morcellement du mouvement consumériste ne constitue pas « une richesse de diversité », mais une source de faiblesse. Il engendre inévitablement une dilution des crédits étatiques et aboutit à une forme de sous-subventionnement des associations réellement représentatives et qui oeuvrent de manière considérable pour faire avancer la cause des consommateurs…

Enfin, et au-delà de l’organisation du mouvement consumériste lui-même, il s’agit également de reconnaître le rôle de régulateur des associations de consommateurs, de les inscrire dans la gouvernance. Quand le gouvernement fait du pouvoir d’achat un thème politique de tout premier plan, il reçoit les syndicats, mais pas les associations de consommateurs, alors même qu’il est incontestable que le pouvoir d’achat ne se réduit pas aux revenus et aux salaires. Il s’agit donc de permettre aux associations consuméristes d’intervenir de façon significative sur les projets organisateurs de la société.

Souvent au centre des discours politiques, les consommateurs sont rarement au coeur des actes. En les fédérant, en les représentant avec force, l’UFC-Que choisir et quelques autres associations strictement consuméristes tentent de leur redonner du pouvoir aussi bien économique, juridique que politique… en attendant que l’État mette à leur disposition des outils indispensables pour jouer pleinement leur rôle de contre-pouvoir.

Pour revenir à une actualité teintée de jaune et décidée à mettre au cœur du débat actuel les enjeux du pouvoir d’achat et d’une consommation vertueuse et durable l’UFC-Que Choisir dénonce le maintien artificiel des prix élevés en raison d’une concurrence insuffisante ou d’une régulation inadaptée. L’UFC-Que Choisir, loin des caricatures, ne promeut pas pour autant le « consommer toujours plus », mais le « consommer mieux ». C’est tout l’enjeu des douze mesures proposées par l’UFC – Que Choisir à même d’orienter les comportements de tous les acteurs vers une consommation plus vertueuse. Celle-ci se doit en effet d’être respectueuse de la santé et de l’environnement, et garantir à tous, où qu’ils se trouvent sur le territoire et quels que soient leurs revenus, l’accès aux biens et services essentiels. C’est dans cet esprit que nous demandons par exemple un allongement de la durée de garantie légale ou encore la libéralisation de la vente des pièces de carrosserie automobiles, pour favoriser la réparation et le réemploi des produits, plutôt que leur remplacement.

Enfin, avant d’ aborder le rapport d’activité 2018 qui va vous être présenté par mes collègues, animateurs des activités accueil, litiges, logement, enquêtes, santé, environnement, qu’il me soit permis de remercier, pour leur précieuse collaboration, les quelques 85 militants qui enrichissent par leur activité bénévole ce rapport d’activité. Et, bien sûr, je n’oublie pas nos collaborateurs qui nous ont accompagné en 2018, Emilie notre juriste, Fabienne à l’accueil téléphonique et Patricia notre agent gestionnaire. 

J’ai retardé, intentionnellement, le moment de vous donner les chiffres 2018 concernant les adhésions à notre association de la métropole, les chiffres ne sont pas bons, ils montrent une dégradation du nombre d’adhérents à l’association.

De 2681 à fin 2017, nous comptabilisons à fin 2018 2402 adhérents soit moins 10%.

Cette baisse significative peut s’expliquer par une usure naturelle de notre « réserve »d’adhérents fidèles, cela peut s’expliquer aussi par les problèmes de pouvoir d’achat qui peuvent amener les consommateurs à faire des choix qui ne sont pas en notre faveur…mais aussi par la concurrence d’Internet et d’autres prestataires sur le terrain.

D’ailleurs d’autres chiffres,  en baisses eux aussi, corroborent cette tendance moins de visites de consommateurs en nos locaux, moins de contacts téléphoniques….

Une fois le constat fait, il faut y répondre, le dernier Rapport d’Orientation Fédéral avait, d’ailleurs, souligné cette situation, cette mutation nécessaire, cette diversification de nos missions indispensables si notre objectif est toujours la croissance de notre association.  Aujourd’hui le traitement des litiges, pour indispensable qu’il soit, ne peut plus être la seule porte d’entrée pour inviter les consommateurs à nous rejoindre.

Le  Rapport d’Orientation, voté par la dernière assemblée générale, nous invite à « sortir de nos murs » pour aller à la rencontre des consommateurs, nous l’avons mis en pratique mais sans doute pas assez, d’autres services aux consommateurs seront à imaginer, à inventer.

La rapidité des mutations économiques, la croissance exponentielle de la concurrence s’agissant de l’information, du conseil  aux consommateurs, nous imposent  de ne pas nous relâcher et d’être toujours en mouvement. Un « Mouvement en mouvement », au bénéfice exclusif du consommateur, pour conforter notre place d’association de consommateurs de référence !

Lille le 5 avril 2019
Robert Bréhon
Président

Icon Rapport d'activité 2018 (2,1 MB)

  Icon Rapport financier 2018 -Charges et produits (65,1 KB)

 

 

 

 

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