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Assemblé Générale 2016

27/04/2017

Rapport Moral - Année 2016 !

Ce  rendez-vous annuel est traditionnellement l’occasion de faire le point sur nos activités de l’année écoulée. Aujourd’hui j’aimerais souligner que ce rendez-vous à l’occasion de notre Assemblée Générale est le quarantième de la vie de l’association. En effet, depuis quarante ans l’UFC – Que Choisir est présente dans la Métropole Lilloise à l’initiative de quelques précurseurs ou quelques « incrédules » qui pensaient pouvoir peser sur notre consommation…

Nous sommes encore quelques uns qui pouvons témoigner du chemin parcouru, des combats engagés, des victoires engrangées. Des adhérents, eux aussi, nous sont fidèles depuis très longtemps, nous en comptons 20 qui ont adhéré à l’association avant 1980 et qui répondent toujours présents ! Ils sont une centaine à nous suivre depuis 30 ans et 250 depuis plus de 20 ans qu’ils en soient remerciés.

Sans en  faire une litanie, je souhaiterais vous rappeler quelques dates importantes de notre parcours. 

1976 Dix colorants interdits dans l’alimentation

1980 Appel au boycott du veau aux hormones

1986 Halte aux chèques payants 

1990 La pollution cachée, trop de nitrates dans l’eau du robinet

1997 L’étiquetage de la viande bovine suite à la crise de la vache folle

2002 Téléphone portable : la facturation à la seconde

2006 : La grande arnaque des produits allégés

2012 : Pharmacies : prix et conseils, le grand bazar !

2016 : Energies moins chères ensemble

Et bien d’autres encore…

Quarante ans, non seulement pour faire respecter les droits des consommateurs mais aussi pour en gagner d’autres, l’'UFC-Que Choisir a fait évoluer la jurisprudence dans un sens favorable aux intérêts des consommateurs pour faire reconnaître leur préjudice ou leurs droits dans des domaines divers tel que la banque, le crédit, la téléphonie, Internet, l’alimentation, la sécurité des produits, la santé, l’environnement, le logement et tant d’autres domaines.

Véritable groupe de pression, l'UFC-Que Choisir, par ses études, cherche à protéger les consommateurs contre les clauses abusives insérées par des professionnels dans leurs contrats qui créent un déséquilibre au détriment du consommateur.

L’UFC – Que Choisir est un interlocuteur de la vie économique au quotidien, les consommateurs qui devraient être les acteurs essentiels  régulant naturellement les marchés lorsqu’ils optent pour une offre plutôt qu’une autre sont de moins en moins en mesure d’exercer leurs choix sur ce qu’ils consomment. Pour soutenir la consommation et relancer la croissance, il faut donc impérativement restaurer les conditions permettant aux consommateurs de jouer leur rôle d’animateurs de l’économie.

La consommation n’est pas un moteur parmi d’autres mais le dernier de la croissance. Une politique consumériste n’est pas exclusivement favorable  aux clients finaux, elle est également précieuse pour l’économie française, puisque non seulement elle soutient la croissance, mais en outre elle devrait ouvrir à nos entreprises des perspectives de compétitivité sur des secteurs qualitatifs… 

Pour autant, les associations de consommateurs et l’UFC – Que Choisir en particulier sont parfois perçues comme des ayatollahs de la réglementation réclamant toujours plus de contraintes pesant sur les épaules des professionnels.

 Nous n’en réclamons pas « toujours plus » mais seulement quand cela est strictement nécessaire. Les règles, par exemple dans le domaine alimentaire, ont permis sans conteste de faire diminuer considérablement certains risques sanitaires auxquels nous aurions été immanquablement plus exposés en leur absence, en l’absence de réglementation.

Quoi qu’il en soit, la liberté des entreprises ne peut pas se réaliser au détriment de l’intérêt général et certainement pas au prix d’une dégradation de notre santé ou de notre environnement.

Quand l’UFC-Que Choisir dénonce la présence de substances chimiques cancérigènes dans les désodorisants, dans les parfums  dans les peintures, les colles utilisées dans la fabrication des meubles, elle le fait au nom d’un intérêt supérieur qu’est la santé publique. Qui contesterait la nécessité d’interdire des substances dangereuses ?

Une absence de responsabilité conjuguée à une absence de règles peut provoquer des dommages que tout le monde pourrait regretter.

Actualité oblige, force est de constater l’absence des consommateurs, du consumérisme dans la campagne des présidentielles et pourtant ! qui est à même ….à remettre le consommateur individuellement et dans sa dimension collective au cœur de la société. Plutôt que de multiplier les mesures sectorielles, touche après touche tel un peintre impressionniste, avec un résultat forcément flou, les hommes, les femmes politiques seraient bien inspirés de mettre en place une véritable politique de consommation cohérente.

Et quand ils en parlent, nos politiques rivalisent d’éloquence sur le thème de la consommation patriotique, il est clair que l’origine d’un produit et son impact social constitueront des critères importants dans le choix des consommateurs.

 Pour autant, les consommateurs savent bien – et les tests de Que Choisir le confirment – que l’origine France ne concentre pas nécessairement toutes les vertus qu’ils attendent d’un bien de consommation en termes de qualité, de développement durable, d’éthique comme de juste prix. 

Ma conviction est donc que la "Marque France", pour réussir dans la durée, devra résoudre l’équation d’un rapport qualité-prix satisfaisant en s’inscrivant résolument dans la logique de transparence et de vérité, et en ne se reposant pas sur le simple sentiment national.

Revenons à nos préoccupations locales,  à l’heure du bilan, après 40 années de militantisme consumériste dans la métropole lilloise se sont  des dizaines de milliers de consommateurs reçus dans nos permanences, ce sont aussi plus de 30000 dossiers litiges traités par nos bénévoles, quelque  400 enquêtes menées par notre commission enquêtes, quelques milliers de participation lors  de réunions, commissions, comités, instance de concertation, de Conseil d’Administration, de Conseil de Surveillance à parler et agir au nom des consommateurs et usagers sur des problématiques aussi variées que la qualité et la sécurité des produits et des services, les prix,  les transports, l’énergie, l’urbanisme, l’aménagement du territoire, l’alimentation, la santé, l’environnement…

C’est aussi 163 numéros de notre journal local, une news letter mensuelle, des centaines d’interviews…

Cette énumération,  pour mettre en lumière la somme impressionnante des activités de notre association locale depuis 40 ans avec la seule préoccupation d’aider, d’informer, de représenter les consommateurs de la métropole.

Et pour mener à bien toutes ces activités ce sont aussi et surtout quelques centaines de bénévoles qui durant ces 40 années se sont succédés qu’ils soient remerciés de leurs précieuses collaborations.

Je n’oublie pas nos collaborateurs salariés, Emilie avec nous depuis 17   ans, Stéphanie depuis 8 ans, Pierre Jean depuis 5 ans, Fabienne nouvellement arrivée qui ont accompagné notre développement.

Nous sommes réunis, en ce jour d’Assemblée Générale, essentiellement pour vous présenter le bilan de nos activités  2016.

Mes collègues, animateurs des activités accueil, secrétariat, litiges, enquêtes, santé, environnement vous détailleront l’important travail des militants dans ces différentes commissions.

Les consommateurs nous font confiance, ils comptent sur nous pour mener, avec eux, des combats justes, délivrer des informations fiables et indépendantes. Ils sont nombreux à nous interpeller, à nous rejoindre  faisant de nous la première association de consommateurs de France.

Nous pouvons être fiers d’appartenir à une association qui garde intact son esprit militant et qui continue  d’améliorer la qualité de son travail de conseil, d’information, et de représentation des consommateurs. 

Lille le 7 avril

Robert Bréhon
Président

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